Parce qu'il faut bien un commencement à tout...

Parce qu'il faut bien un commencement à tout...




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<<...l'écriture est la seule chose qui m'aide désormais à tenir le coup. La mort brutale, froide et mesquine de mes parents, la fuite de Jade, les viols à répétitions, les mauvais traitements infligés à mon corps mais aussi à mon coeur...je tombe en ruine un peu plus chaque jour. Ecrire...la seule passion qu'il me reste encore dans mon coeur perforé. Et puis, je ne le sais peut être pas encore mais il y aussi "lui"...Lui qui jouera un rôle important dans ma survie mais aussi dans mon équilibre moral. Mais comment aimer un complice de ses bourreaux malgré toute l'humanité dont est capable un tel homme ? C'est une question qui me tourmante et m'obsède. A quel prix ?...>>



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Mes autres fictions

vampire-de-sang

Les annuaires


Prévenus


Il me fait de la pub =D
Elle me fait de la pub =D

# Online seit Donnerstag, 10. September, 2009 um 10:32

Geändert am Freitag, 16. Oktober, 2009 um 13:29

Chapitre 1 : Quel mauvais ange se dérange pour crucifier mes libertés

Chapitre 1 : Quel mauvais ange se dérange pour crucifier mes libertés
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PDV Julie



Biiip, Biiip, Biiip...

La sonnerie sonore quelque peu étouffée par le poids de mon oreiller me tira péniblement d'un sommeil lourd et agité. Je fouillais à tâtons sous la taie et parvins à faire taire le hurlement strident du réveil.
6h 30 , affichaient les chiffres lumineux de l'horloge digitale. Je me redressais péniblement sous l'épais duvet qui m'a tenu si chaud durant cette froide nuit d'hiver. Les yeux encore gonflés de sommeil, je cherchais difficilement à remettre un peu d'ordre dans le tourbillon de mes pensées. La nuit m'a semblé terriblement longue et était peuplée de rêves noirs et effrayants. Les mêmes que d'habitude, un particulièrement...
Ce cauchemar...j'en rêvais depuis des semaines. Pas une nuit, je n'y échappais et j'avouais qu'il me terrorisait.


<<...terrorisée, affolée, horrifiée, apeurée...>>


Mes parents mouraient d'une effroyable façon, me laissant seule au monde, livrée à moi-même et aux mauvais garçons de la banlieue. Et je n'arrivais même pas à savoir comment mes parents avaient pu déceder. Au fond de moi, j'avais la sensation de le savoir et en même temps, il me semblait être à des kilomètres de la vérité.

Ce rêve me hantait depuis au moins 6 semaines et ne me quittait plus. Voilà pourquoi maintenant j'appréhendais l'heure du coucher. Je savais que j'allais passer une nouvelle nuit à être torturé par ces visions cauchemardesques et à pleurer sous l'horreur que me procuraient ces images fictives.
Une sensation d'écrasement me comprima l'estomac. J'avais une impression étrange qui me rendait mal à l'aise.


Je ne rentrerais plus jamais chez moi à partir de ce soir


Pourquoi j'éprouvais cela ? Je ne saurais le dire. C'est qui était certain, c'était ce poids qui me serrait le ventre et ce malaise dont je n'arrivais pas à me débarasser. La peur, l'angoisse...
Etait-ce le contrôle de maths qui m'attendait dans quelques heures qui me rendait ainsi ? Non surement non ! Cela ne pouvait être pour une raison aussi futile. J'avais révisé à fond mes cours, j'étais sûre de le réussir. C'était autre chose...mais quoi ?

_Julie !!!

La voix de ma mère derrière la porte me fit sursauter. J'étais tellement concentré sur la signification de mon rêve que j'en avais oublié l'heure.

_Julie , repris la voix. Tu vas être en retard. Dépêche-toi, le petit-déjeuner est prêt.
_Oui, j'arrive !

Les pas s'éloignèrent. Mon coeur se serra davantage. Je n'avais pas faim. Et pourtant, il fallait que je mange, au moins pour ne pas tomber dans les pommes comme cela m'est arrivé la semaine dernière. Rien dans l'estomac, trop d'insuline pour une carence en glucide. Résultat : un malaise hypoglycémique en plein cours de gym. Le diabète me contraint et m'opprime mais je n'ai plus le choix. Il fallait remanger à nouveau le matin pour éviter un nouvel évanouissement.


<<...ça me fait une belle jambe...>>


Rejetant mes couvertures, je me levais d'un pas mécanique et ouvrit la fenêtre. Un léger crachin tombait sur la ville et le ciel, gris, lourd et bas n'arrangea pas la terreur qui m'étreignait. Je me sentais vaguement inquiète sans comprendre pourquoi. Je rabattais machinalement la couette sur le lit et me dirigeais vers mon placard.
D'un geste automatique, je m'emparais d'un pantalon de velour noir, une col roulé en dentelle noir, un débardeur pour mettre dessus (encore noir) et des bottines à lacets. Quelques bijoux dont un crucifix complétait l'ensemble. J'avoue aimer les vêtements et autres accesoires gothiques.
Un trait d'eye-liner autour de mes yeux et voila j'étais prête à descendre. J'avais la chance d'avoir une peau lisse et fraiche m'évitant à devoir utiliser du font de teint ainsi je ne passais pas mon temps à tenter de cacher des imperfections.
Je me dirigeais à l'extrémité de ma chambre où se trouvait un petit tas de vieille couverture. Je me penchais au-dessus et vit deux oreilles bouger et deux beaux yeux dorés me regarder. Pour la première fois depuis que j'étais levée, je souris et m'abbaissa afin d'embrasser la douce fourrure soyeuse qui glissait sous mes doigts.
Jade, ma jolie femelle européenne. Une superbe chatte au pelage aussi blanc que mes vêtements étaient noirs, orné d'une unique tâche couleur rouille sur le poitrail.

_Bonjour ma poupée, lui dis-je en lui caressant la tête.

La poupée en question répondit par un feulement doux et ronronnant. Un chaton malade condamné à la piqure sauvé par mon père qui s'est transformé en somptueuse lady douce et attachante. Une compagnie des plus charmante et des plus agréables pour moi. Je la quittais à regret après un dernier calin et descendit dans la salle à manger rejoindre mes parents, déjà attablés devant un plateau garni de viennoiseries, pate à tartiner et tranches de pain grillé.
Gratifiant mes parents du bisous matinal, je me servis un bol de lait et piocha un croissant dans le panier à viennoiseries. Tout en mangeant lentement malgré mon manque d'appétit, j'observais un peu la une du journal que papa avait commencé à lire. Je manquais lacher mon bout de croissant en découvrant ce gros titre :


DISPARITION DE ALLORA MCBEAL : DEJA UN MOIS ET TOUJOURS AUCUNE PISTE !!


Allora McBeal...la sixième jeune fille des environs qui disparait depuis quelques mois. Un frisson de peur me parcourut le dos. Elle pouvait être n'importe où...mais dans quel état ?

Soudain, je vis blanc ! L'image de la salle à manger disparut. Une vision s'imposa à moi en flach : le corps de la jeune fille en question, torturé, violé et abandonné au fin fond d'une pièce sombre, un débarras probablement.
Puis soudain, le salon me réapparut et l'épouvantable vision disparut aussi vite qu'elle s'était imposée. Une fine pellicule de sueur se colla à ma peau. Ce n'était pas le première fois qu'il m'arrivait ce genre de flash mais je n'en parlais jamais, par peur que l'on me prenne pour une folle et l'on me fasse interner.


<<...n'est-ce pas plutôt le peur de voir ses visions fondées ?...>>


Mon estomac se contorsionna davantage et j'abandonnais mon restant de croissant sur le bord de la table. Je me forçais à terminer mon lait en espérant que le liquide chaud dissoudrait un peu le noeud qui s'est formé au fond de moi. Je me levais de table, attrapait mon sac (un sac banal, noir et couvert de clous argent et autres broches en crucifix (appellez-moi Satanas ^^ ). Une inquiètude soudaine me força à aller fouiller dans le tiroir de la commode afin de prendre le petit recueil de photos que je ne quittais jamais. Je le glissais dans mon sac et embrassa mes parents avant de partir.

_Bonne journée ma chérie !
_Merci papa !
_Fais bien attention à toi, Julie. Tu sais à quel point, tu es sensible au moindre changement de rythme, ces temps-ci.
_Oui maman. Je ferais attention.
_As-tu bien ton insuline pour la journée ?
_Oui, dans mon sac .
_Parfait ! A ce soir , mon trésor.
_A ce soir maman !

J'enfilais ma longue veste soire plus semblable à une cape qu'à un manteau classique et prit mes clés. Je sortis en claquant involontairement la porte et me retrouvais sur le perron.
La boule au fond de mon ventre ne s'était toujours pas dissipé. Un corbeau fit entendre son croassement sinistre avant de reprendre son envol dans un mouvement brusque qui me fit sursauter. Le coeur battant, je quittais le perron et marchait dans la grisaille glaçante de l'hiver.
Mes yeux longeaient les façades des maisons avec une appréhension qui ne m'était pas naturel. Le froid plus vigoureux que de coutume, me transperçait jusque dans les os. Je ne m'étais jamais sentis aussi mal. Pas dans un moment pareil du moins.

Je hâtais le pas et me dépêchais d'arriver à mon lycée. J'étais certaine que là-bas, je serais en sécurité.


<<...comme je me trompais...>>



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Ellipse temporelle

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PDV Julie (en cours d'anglais)


_Bien Messieurs et Mesdemoiselles, vous deviez écrire une chanson pour aujourd'hui et me la traduire en anglais ! Voyons, ce que vos âmes si spirituelles nous ont offertes !

Quelle ironie dans la voix de Mr Baker ! Quel air hautain devant nous, pauvres imbéciles sans cervelle !
Je n'aime pas ce prof, cependant il a un côté fascinant. Avec quel délice, je l'entends clamer des vers de Shaekspeare (en VO, bien entendu). L'anglais est sa passion, nulles doutes sur ce point et il rêve de la faire partager aux élèves.
Las, la majorité de ses futurs bilingues sont tellement médiocres que les espoirs de Mr Baker s'en ressentent grandement...et ses cours aussi !

Personnellement, j'aime bien l'anglais ! Et le devoir que nous avez demander Mr Baker a été d'une simplicité enfantine pour moi...Sans vouloir me vanter, j'aime écrire et particulièrement des chansons. En une heure, c'était fait !

_Mlle Marvitz ! (c'est moi !) Veuillez nous faire part de votre devoir, si vous n'y voyez pas d'inconvénient !

Inconvénient ou pas, je ne peux pas refuser de toute façon. Je n'aime pas chanter en publique mais bon, je n'ai pas le choix. Debout, près de tableau vert sombre couvert d'une écriture d'imprimerie blanche et poussièreuse (vive la craie), je faisais face aux 27 élèves de ma classe.
Tremblante mais résignée, je fredonnais :




Il y eu un silence. Puis les applaudissements se mirent crépiter dans la classe. Ma joie effaça une partie de mon angoisse et les félicitations de Mr Baker m'allèrent droit au coeur.
La sonnerie retentit, marquant la fin du cours et accessoirement de journée de classe.
Aussitôt dehors, le noeud au creux de mon ventre refit surface.
J'étais la prochaine sur la liste, je le sentais...




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Fin du chapitre

Donnez-moi vos impressions, j'ai besoin de votre avis pour avancer ! Merci =) !




Que mon coeur lâche <3

# Online seit Donnerstag, 10. September, 2009 um 12:12

Geändert am Samstag, 12. September, 2009 um 07:15

Chapitre 2 : Prince aurore, où en est-on de ces pulsions de mort ?

Chapitre 2 : Prince aurore, où en est-on de ces pulsions de mort ?
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PDV Exterieur



Les ombres planent dans le ciel pluvieux de ce mois de novembre. Elles viennent de partout, des nuages sombres, des gouttes d'eau, des fresques murales de la banlieue...La mort est à la fin comme elle est au début. Seulement le plus dur et le plus cruel, c'est de l'ignorer...Ne pas savoir ce qui va vous arriver dans la minute qui suit, ne pas avoir connaissance du fait qu'il ne nous reste plus que quelques malheureuses secondes de liberté avant de se faire enfermer. La douleur d'un coeur !


PDV Julie


Plus j'avance, plus le malaise s'intensifie. Le ciel me semble de plus en plus bas. La peur me serre le ventre. J'ai la sensation d'être suivi depuis quelques minutes et ne fait qu'augmenter ma nervosité. Je passe devant le vieux parc de la ville. Mes jambes tremblent trop, je dois m'arrêter quelques secondes pour me calmer.
Je m'asseois sur un banc dont la peinture verte, écaillée par endroit, accentue l'aspect sinistre du décor qui m'entoure. Le toboggan est à l'abandon, les feuilles mortes balayent le gravier sous l'effet d'un vent léger mais froid, le manège miniature tourne lentement dans un grincement sonore...Ce n'est guère le meilleur endroit pour me calmer les nerfs. Cependant je n'aurais pas pu continuer plus loin...

Quelques mots me vinrent à l'esprit tandis que mon corps tentait de maitriser ses tremblements. Des mots que je m'empressais aussitôt de noter dans le petit cahier que j'utilisais pour mes inspirations :

Âpreté des sons
Tourmente des vents
Mémoire
Qui m'oublie, qui me fuit

Jésus ! J'ai peur
Jésus ! De l'heure
Qui me ramène
A des songes emportés
A des mondes oubliés...


Une rafale de vent faillit emporter le feuillet que je venais d'arracher à mon cahier. Je la retenais de justesse. Je m'aperçus alors que j'avais réussi à contrôler une partie de mon stress en écrivant. Assez en tout cas pour reprendre le chemin de la maison sans trop de problème !
Un peu réconforté, je regagnais le trottoir d'en face et reprenait mon chemin. En arrivant dans l'angle de ma rue, je sentis une goutte s'écraser sur mon front, puis une autre et une troisième. Il était temps !

Une pluie légère commençait de tomber avant de mourir sur les pavés gris. Pas assez pour me tremper de la tête aux pieds mais suffisante pour laisser des trainées d'eau sur mon passage sur le carrelage de la maison. Pas sur que maman apprécie...
J'espère qu'elle aura pensé à rentrer Jade au cas où elle aurait été dehors, celle-ci à horreur de la pluie...comme la plupart des chats.

J'arrivais devant le perron de la maison et fouillais dans mon sac pour trouver mes clés. Comme d'habitude, cela me prit un temps fou pour mettre la main dessus. Oui, mon sac est un vrai carphanum (quoi ? vous ne savez pas ce qu'est un sac de filles ;) ? Honte à vous ! ). Après plusieurs minutes à me tremper un peu plus alors que je tentais désespérement de sentir le métal froid des clés contre mes doigts, enfin je les trouvais (Hallélujah , sortez les cierges et les chorales ! xd ).
J'introduisais la petite forme argenté dans la serrure mais à ma grande surprise, la porte n'était pas verrouillé.

De nouveau, je sentis la peur s'insinuer en moi. A cette heure-ci, mes parents ne pouvaient être déjà rentré de travail, à moins d'un accident signant un arrêt maladie mais c'était peu probable. Peut être avaient-ils oubliés de fermer la porte en partant ? Quelle imprudence, vraiment !
D'une main un peu tremblante, je tournais la poignée et entrait. D'une voix aigu, je lançais :

_C'est moi ! Je suis rentrée !

Pas de réponde ! J'avais raison, ils avaient tout simplement oubliés de verrouiller la porte. Vraiment bête !
Je jetais un oeil dans la cuisine et le salon pour m'en assurer. Personne !
Rassuré, je montais les escaliers et prit la direction de ma chambre, mon havre de paix, mon sanctuaire. Au fond, j'espèrais que Jade s'y trouvait. J'avais besoin de ses câlins pour retrouver mon réconfort total.
J'ouvris la porte...

<<...j'aurais mieux fais de ne jamais poser la main sur la poignée cuivrée...>>



PDV extérieur


Ce qu'elle venait de voir, jamais Julie ne devait l'oublier de sa vie. Il arrive que la terreur avoisine la douleur. Lorsque ces sentiments se mélangent, n'espérez plus rien ! Du moins pas ce qui allait suivre.
Et par la suite, Julie allait devoir retenir un certain conseil : Ne jamais ouvrir une porte close ! Surtout quand vous ne savez pas ce qui se trouve derrière...


PDV Julie



L'horreur...je l'avais déjà vu sous des formes diverses. En film, en musique même...Mais jamais dans la réalité et jamais avec autant d'intensité. Car ce que j'avais sous les yeux ne pouvait rivaliser avec cela. Impossible
La première chose que je vis fus les murs blancs, aspergés d'un liquide rouge que j'identifiais fort rapidement grâce à l'odeur de fer qui s'en exhalait : du sang ! Il y en avait jusqu'au plafond ! Et ce sang venait de...

_ NOOONNNNNNNN !!!

Mes parents étaient bien là mais alors...Le corps de mon père gisait sur mon lit, inondé de sang, des plaies partout sur le corps. Et ma...ma mère...elle...au mon dieu ! Je venais juste de réaliser que je n'étais pas seule...

_Tiens,tiens...regardez qui voilà...la charmante beauté des proprio...

Un jeune homme brun, aux cheveux coupés court et au regard noir me fixait, un sourire de sadique figé sur les lèvres. Il tenait ma mère par le cou, un couteau cranté appuyé contre la gorge. Elle ne bougeait pas, les yeux ouverts mais vitreux...les yeux d'une morte...
J'avais l'impression d'être au ralentit. Mes yeux allaient et venaient du corps sans vie de mon père au jeune homme brun. Un bruit de vêtement froissé me fit sursauter et je découvris alors un autre homme au coin de la pièce, occuppé à essuyer la lame ensanglanté d'un couteau identique à celui que tenait l'assassin de ma mère.
Un homme jeune lui aussi, aux cheveux blonds rassemblées en longues dreadlocks. Contrairement à son compère, il semblait ailleurs, mal à l'aise comme déconnecté. Même à deux mètres à peine de moi, je vis ses yeux marrons cernés de rouge. Il était sous l'emprise de la drogue...

J'aurais voulu crier, hurler sous l'horrible vue de ce triste spectacle macabre mais rien. Mes poumons semblaient s'être éteint en même temps que ma joie passagère. Je déglutis difficilement et parvient à articuler d'une voix d'outre-tombe :

_Pourquoi...?

Alors le brun, éclata de rire. Un rire tonitruant, effrayant d'une gaieté malsaine.

_Ta petite famille est morte et toi, tu ne songes qu'à dire : "Pourquoi" ! T'es étrange toi ! Mais, ajouta-t-il en plissant ses yeux noirs. Ca me plait...
_Que...

Je n'eu pas le temps d'achever ma phrase que je sentis un tissu s'appliquer contre mon nez, me bloquant la respiration. J'eu le temps de reconnaitre une odeur de chloroforme avant de sombrer dans le néant.


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ellispse temporelle

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PDV Julie

Noir, tout est noir...


<<...J'ai la sensation de flotter et en même temps de m'affaisser. J'erre dans un couloir sombre, sans fin ni début. Je ne comprends pas ce qui m'est arrivé. La douleur sourde paralyse chaque membre encore en vie. Je ne ressens plus rien, je n'ai plus de coeur...

Noir, tout est noir


Il n'y a aucun horizon, il n'y a pas de lointain. Ni vertical ni horizontal. Pas d'abcisse ni d'ordonnée. Rien de moi que le néant, les ténèbres. Mes yeux sont clos du moins il me semble. N'était-ce pas encore l'horreur qui s'acharne sur moi ?

Si noir...


Un point de lumière apparait devant moi. Est-ce le salut ou de nouveau la mort ? Dois-je avancer ou rester en arrière ? Au fond, je n'ai pas de choix, ici ou ailleurs c'est pareil.
Un deuxième point lumineux se dessine dans l'obscurité. Il me reste ces deux possibilités : rester dans l'ombre ou s'épanouir dans la lumière pâle. Je choisis la deuxième option...mais à quel prix ? >>

Lorsque mes yeux s'ouvrirent, j'étais loin de m'imaginer que j'aurais mieux fait de les garder clos à tout jamais.
Je me trouvais dans un pièce inconnue, sombre et de petite taille. Elle n'était guère plus grande que le placard à vêtements de ma chambre. Bon j'exagerais un peu, il y avait au moins la place pour un lit et un ou deux fauteuils. Je me sentais engourdis, fiévreuse, malade. J'eu cependant la force de lever une main pour toucher le mur : des briques !
Bon dieu mais qu'est-ce que je foutais là ? Dans cette minuscule et étroite pièce toute sombre que j'identifiais comme une cave ? J'ai mal à la tête...

_Tiens, ma jolie salope, tu t'es enfin réveillé ?

OO° !! Quoi ? Qu'est-ce que j'ai entendu là ? Une salope ? Non mais qui était ce salaud pour me causer ainsi ??

_Non mais dit , t'es qui pour me parler comme...

Paf ! La gifle aussi brusque que soudaine m'interrompit brutalement, faisant voler mes mèches devant mes yeux. Aie !

_Tu parleras quand je l'aurais décidé !

Je tournais la tête vers le mec en question, bien décidé à ne pas me laisser faire .

_Qui es-tu pour...

Cette fois, ce ne fut ni sa main ni ses mots qui m'arrêtèrent. Je l'ai déjà vu, cet homme, je l'avais vu.
Il eu un sourire, faisant luire son piercing à la lèvre.

_On me reconnait maintenant ?

Oui ! Oui ! Je l'avais reconnu. Le dreadé au couteau ensanglanté et aux yeux cernés de rouge. Une haine féroce s'empara de moi tandis que j'observais ces yeux que je détestais tant.

_Oui, le mec aux yeux de lapin atteint de mixomatose !!

Juste ce qu'il ne fallait pas dire.

_Tu me le payeras, sale garce !

Il me plaqua brutalement contre le mur. La peur était de nouveau revenu en moi. Pour combien de temps encore ?



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Fin du chapitre

Critiques ? Appréciations ? Je prends tout ^^


Pardonne-moi <3

# Online seit Freitag, 11. September, 2009 um 13:25

Geändert am Sonntag, 13. September, 2009 um 06:20

Chapitre 3 : Faites-le nous dans le texte, le sang c'est le sexe...

Chapitre 3 : Faites-le nous dans le texte, le sang c'est le sexe...
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PDV Exterieur



En la plaquant ainsi contre le mur, dur et froid, le dreadé avait une idée bien précise derrière la tête. Si seulement, il était conscient de ses actes. C'est bien là tout le fléau de la drogue ! Pour lui, c'était l'héroine et le GHB ou "drogue des violeurs". Car non, cette substance n'était pas seulement utilisé pour affaiblir les jeunes filles, elle était également consommé pour sois-disant améliorer les "performences au lit". Comme si c'était le produit miracle...plutôt une bombe à retardement...

C'était comme David le lui avait dit. La drogue, c'était la vie. Se piquer, planer, recommencer. Se droguer, violer, recommencer. Et cette fille l'avait traité de lapin malade, elle n'allait pas s'en tirer comme cela...Comme toutes celles qui ont défilés avant elle.


PDV Tom



Sale garce ! Elle m'avait insulté ! Oh mais ce n'était qu'un prêté pour un rendu. Elle n'allait pas s'en sortir si facilement. On ne joue pas à ça avec moi, Tom Kaulitz ! Pour moi la vie, c'est ça : la drogue et la baise ! Je ne connais que ça de bon. Dommage que Bill n'y est jamais goûté, il a tort. Il faut savoir se faire plaisir dans la vie. Mais lui, il n'est intéressé que par ses photos et le chant. Je ne dis pas qu'il n'a pas le droit, après tout il y a des photos de nana super érotique ! Mais bon, lui ce n'est pas son genre...c'est bête !

Les mains de la fille ne reste pas inactives et tentent de me repousser. Pas question ! Tu veux jouer, ma belle ? On va jouer !! Et pas qu'un peu , je te le garantie !


PDV Exterieur



Sans la moindre délicatesse, le dreadé appuya ses lèvres sur celles de Julie avec un désir de sadique. Elle eu beau chercher à l'écarter d'elle, la dose conséquante que Tom avait absorbé décuplait ses forces et il n'eu aucun mal à retenir ses poignets , les emprisonnant dans ses mains avec la force d'un étau.
Sans la moindre gêne, il se colla contre le corps tremblant et crispé de la jeune fille qui tenta vainement de chercher un échappatoire. Las, elle savait que c'était sans espoir. Elle l'avait deviné au moment même où les mains puissantes l'avaient plaqué avec violence contre le mur briqué. Dans une tentative désespéré, elle essaya la supplication.

_S'il te plait, arrête...je t'en supplie...Je ne recommencerais plus...
_Il fallait y penser avant, marmonna d'un ton rogue, le jeune homme.

Alors elle su que tout était perdu. Lui, explorait son cou de sa bouche avide, déchirait les vêtements de ses poignes frustrées. Tout en lui n'était contrôlé que par ce désir pervers et la sensation de toute puissance qu'engendrait le GHB.
Il voulait cette fille et il l'aurait. Il allait la baiser, la déflorer, lui voler ce qu'elle cherchait à préserver. Et ce, sans aucun remord. Après tout, il était en droit non ? Les filles sont toutes des putes et des soumises. Lui était le meilleur baiseur au monde et il allait le prouver.
Comment ? En la faisant hurler de toute la force de ses poumons, en la faisant crier grâce, en le suppliant de la faire jouir pour tout arrêter.
Comment ça, c'est dégueulasse ? Mais qui a dit que la vie était belle ?
Il ne faisait qu'assouvir ses désirs et ses fantasmes, il était dans son droit. Il la prendrait et n'allait certainement pas s'en priver.

Il jeta le chemisier de dentelle noire, désormais bon pour la poubelle, dans un coin de la cave et s'attaquait au soutien-gorge avec une sauvagerie qu'il ne cherchait pas à retenir. Pourquoi s'embêter avec de la tendresse ou de la douceur. Pouah, rien que d'y penser l'écoeurait.
La brutalité, la force et la vitesse voilà ce qui l'excitait vraiment. C'est ça qui était bon.
Le sexe, le sexe, encore du sexe ! Inutile de s'embarasser avec la sensualité ou autre.

Le soutien-gorge alla rejoindre le chemisier dévasté. La poitrine de Julie lui apparaissait alors : ronde, bien dessiné avec une bonne taille comme il les aimait. Il allait bien s'amuser avec.
Avec sa brutalité coutumière, il s'empara de son sein gauche et le pétrit avec la force et l'appétit malsain d'un homme en manque d'acitivité sexuelle.

Julie gémissait de douleur. Sa poitrine lui faisait mal, tripoté, pincé, griffé sans aucune pitié. Bien que ses mamelons étaient pointant de désir, elle ne ressentait aucun plaisir mais une souffrance qu'elle n'arrivait pas à exprimer.
Joignant sa bouche à ses mains, Tom entreprit de mordiller la pointes de ses seins mais il le faisait avec une telle violence qu'il les lui mordait carrément.
Un premier cri frappa ses oreilles. Un cri suintant de douleur. Le premier d'une longue série.
Tom plaqua le corps féminin contre le lit et grimpa sur elle à califourchon pour l'empêcher de bouger. Déboutonnant son jean de façon maladroite, il ne se privait pas d'embrasser les lèvres de la pulpeuse brune, de violer l'intimité de sa bouche. Pas la seule intimité d'ailleurs...
La vision purement orgasmique du corps de sa victime le rendit fou d'envie.
Une pulsion soudaine lui fit perdre tout contrôle de lui-même. Il arracha le jean de la jeune fille, faisant sauter le bouton au passage, retira le sien et la pénetra sauvagement.

Entrant et sortant par accoup profonds et douloureux, Tom prenait son pied au détriment de sa victime qui criait sous la souffrance. C'était sa première fois...on la lui volait, l'arrachait...
Cette première fois qui est censé laisser un souvenir spécial pour la personne concerné...Oh ça non, elle n'allait pas l'oublier de sitôt.

Son corps se faisait mutiler, son innoncence était bafouée, sa pureté était souillée.
Et c'est cela qui excitait le blond ! La souffrance de la brune ne l'inciter qu'a s'activer davantage. Et il encourageait la douleur en lui administrant des claques sèches et cinglantes sur le fessier ou encore le dos. A chaque nouveau coup, un cri en guise de réponse.
Ce n'était plus un viol, c'était de l'acharnement !


PDV Julie



La douleur...On ne peut pas définir un tel mot sans y avoir déjà goûté. On ne peut en comprendre le sens qu'après en avoir fait l'expérience.
Il en existe deux sortes : les physiques et les morales. Associez les deux et vous obtiendrez l'inimaginable : La torture !

<<...la mort me serait plus douce...>>


En ce moment même, j'explorais toutes les phases de ce mot, en subissais les multiples facettes. Je ressentais chaque particule de souffrance partout en moi, plus particulièrement entre mes cuisses.
Le mal que j'avais pu ressentir en découvrant le cadavre de mes parents n'était rien en comparaison. La douleur n'était morale et n'atteignait que mon coeur. Or la souffrance physique que je ressentais dépassait tout !
Une brute, j'avais affaire à une brute !

Pour la première fois de ma vie, je hurlais. Un hurlement atroce, douloureux, inhumain. Je vidais mes poumons, m'épuisais à crier tout ce qui me brûlait la peau.
On ne peut pas expliquer l'inexplicable. De la même manière, on ne pouvait pas ressentir ce que ma voix n'arrivait pas à expulser autrement que par d'affreux cris inhumains.

Alors qu'il prenait possession de moi sans le moindre état d'âme, je ne souhaitais plus qu'une seule chose : la mort. Cette mort si capricieuse qui prend ceux qui ne veulent pas d'elle et néglige ceux qui l'appellent.

<<...sans doute est-elle sadique aussi...>>


Je fatiguais sous la rudesse des coups de rein bestiaux que m'assenait mon bourreau. J'en aurais pleuré tant j'avais mal. Mais je ne voulais pas perdre le peu qui me restait de fierté. Je gardais les yeux clos, crispés. Je gémissais sous la douleur. J'avais l'impression de recevoir un couteau dans le vagin.
Une odeur de fer me prit au nez, ce qui m'affola car j'avais reconnu du sang. Je savais hélas très bien d'où il venait : de moi.
Soudain, il cessa ses va-et-viens brutaux. Je pensais que le pire était passé. Grave erreur !


PDV Exterieur



Oui, le blond avait arrêté ses mouvements mais avait une toute autre idée en tête. Se retirant violemment de Julie, il la retourna,se trouvant face à des fesses aussi pleines que bien dessinées. L'excitation toujours croissante agissait sur sa fierté qui était plus que tendue. De nouveau, il la pénétra mais par l'arrière.
Les hurlements de la jeune fille reprirent tous plus terrible les uns que les autres.
Les mouvements de Tom étaient toujours plus profonds, toujours plus violents, toujours plus sadique, faisant claquer bruyamment son bassin contre celui de sa vicitime.

Des gestes bestiaux, puissants, au caractère plus pornographique qu'érotique. Pour lui, ce n'était qu'un jeu, un jeu sordide. Pour elle, l'enfer, la damnation sur terre.

Tandis que le plaisir augmentait pour l'un, la faiblesse emportait l'autre. Julie n'avait plus assez d'air à crier et ne tenait que faiblement sur ses membres.
Enfin, la libération tant attendue, autour pour le blond que pour la brune, arriva. Poussant un cri de jouissance, mélangeant plaisir et triomphe, Tom se retira d'elle, la laissant s'effondrer sur le lit métallique, tâché de sang.
Se rhabillant prestement, il regarda le corps chaud et pratiquement immobile sur le matelat.

_T'es bonne ma pute ! Je reviendrais !

Puis il sortit, abandonnant Julie, pâle et sanglante sur le lit.


PDV Julie



<<...Au bord du gouffre...à la limite de l'évanouissement...le trou noir est revenu et m'a de nouveau engloutit. Tout mon corps n'est plus que souffrance. J'ai mal, si mal...cette douleur insupportable me brûlant le vagin et l'anus. Je ne sentais pas les courbatures de mes membres, j'étais immunisée face à ça. Et ce liquide chaud qui s'écoulait de mes parties intimes, me souillant plus que je ne l'étais déjà...La peur avait quitté mon coeur, tout sentiment m'avait déserté. Je me sentais juste morte, sale...je ne sentais que la douleur...rien d'autre...>>

Malgré ma vision brouillé, mes sens anesthésiés, je sentais une présence non loin de moi. Il y avait quelqu'un, je le savais...
Les yeux clos, je lâchais d'une voix enroué d'avoir trop hurlé :

_Qui...qui êtes-vous...?

Je n'attendais pas de réponse, juste une nouvelle vague de souffrance ! Et pourtant...

_Un ami !


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Fin du chapitre.


Oui j'avoue ce n'est pas franchement gaie. Mais l'histoire n'est pas censé l'être. =)

Lâchez vos impressions !!!!


Fuck them all <3

# Online seit Samstag, 12. September, 2009 um 13:40

Geändert am Sonntag, 13. September, 2009 um 14:16

Chapitre 4 : Les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effrois se planteront bientôt comme dans une cible...

Chapitre 4 : Les vibrantes douleurs dans ton coeur plein d'effrois se planteront bientôt comme dans une cible...
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PDV Julie



Quoi ? Un ami ? Cela existait ? Ici ? Non, cela ne pouvait être vrai ! C'était sûrement encore un piège. Après tout ce que je venais de subir, il existait encore une personne répondant à cette définition ?

_Un...ami ?
_Oui...

Pour le moment , je n'étais sur que d'une chose : la voix était belle. Douce, aux accents veloutés et surtout avec ce qui manquait aux précédentes : de l'humanité. J'aurais voulu me retourner, me redresser pour tenter de voir qui se trouvait là : un gémissement de douleur s'échappa de mes lèvres et je me mis à trembler.
Je sentais que j'étais nue et en avait honte. Je sentais aussi le sang s'écouler le long de mes cuisses et de mes jambes, ce qui m'effrayait. Tout mon corps n'était plus que souffrance. Je me recroquevillais en position de foetus malgré mes membres douloureux et mes yeux vitreux se posèrent sur la personne qui se tenait à mes côtés.


<<...la douleur est inhumaine...>>


_Qui...(les mots se serraient dans ma gorge enrouée)...es-tu ?

Un ange se tenait devant moi. Un homme jeune, aux longs cheveux noirs corbeau bien lissé parsemés de quelques mèches blanches, un visage fin et délicatement dessiné, des lèvres pulpeuses rosées, des yeux chocolats cernés de noir, un corps tout longiligne...Un magnifique androgyne. Il était beau, vraiment beau. Hélas, je savais bien quelle âme noire se cachait derrière ce bel Adonis. Violence, meurtre, sang.
L'ange eu un sourire mais même dans mon état, je voyais bien que ce n'était pas un sourire sincère. Il y avait beaucoup de tristesse dans son regard.

_Je m'appelle Bill. Et toi ?
_Ju...Julie...

Il s'approcha de moi et je me recroquevillé davantage, par crainte mais aussi par pudeur.

_Je t'effraie, n'est-ce pas ?
_Comment...pourrait-il en être autrement. ?
_Oui...je comprends...mais j'aimerai te demander quelque chose...
_Quoi ?
_Acceptes-tu au moins de me laisser t'approcher pour pouvoir te soigner ?
_Je...

C'était la première fois que quelqu'un s'adressait à moi avec autant de politesse et de respect. Seulement l'idée qu'un inconnu me touche même pour me soigner me répugnait. Mais...

_Je...oui...
_Ne t'inquiète pas, je ne te ferais pas de mal.
_Oui mais...j'attends une condition de toi.
_Laquelle ?
_Dis-moi tout !

Le regard d'ambre foncé plongea dans le vert émeraude du mien. L'ange eu un soupir.

_Très bien. Je te dirais tout

Il trempa une serviette dans une bassine d'eau. Je l'observais sans rien dire, les élancements me reprennaient.
J'étouffais un nouveau gémissement de douleur et me mordit les lèvres. Je sentis le contact rugueux et humide de la serviette sur ma peau, épongeant les écoulements de sang.
Ses gestes étaient doux, je faillis pleurer sous cette attention. Après les horreurs que je venais de subir, cette douceur était la bienvenue.

_Maintenant, dis-je après quelques minutes de silence. Parle ! Où suis-je ?
_Dans la cave d'un taudis, en plein quartier de Magdeburg.
_Quartier craignos, je suppose ?
_Non. Un quartier populaire était plus discret...
_Discret pour séquestrer des jeunes filles pour ensuite les violer et les torturer ?
_Pas seulement...(son visage devint dur)...c'est aussi un clan de consommation...
_De la drogue ?
_Oui...
_Qui es-tu dans ce complot ?
_Moi ? Rien...juste un faible...

Plus je le scrutais, plus je remarquais quelque chose. Ses traits, la couleur de ses yeux...je les avais déjà vu...Mais je ne me souviens p...Oh !!

_Tu ments !! Tu es allié avec celui qui m'a...cet homme aux dreads...
_Je ne mens pas en prétendant être un lâche Julie...Quand à celui dont tu parles...il s'appelle Tom...et...c'est mon jumeau...
_...


<< Un ange peut-il pactiser avec les ténèbres ? >>



PDV Bill



Comme d'habitude, Tom n'y est pas allé de main morte. Le corps de la pauvre fille est maculé de sang, abandonné sur le lit. Cette vision ne m'est que trop familière. Combien de jeunes filles ai-je vu dans le même état voir encore pire ? Je ne les comptais même plus et essayais de ne plus trop y penser...surtout après Lara.
Lara...comment pourrais-je l'oublier ? La première fille que David a enlevé. La première qu'il a violé et torturé. La première victime. Mon premier amour.
Je sens mes yeux s'embuer à son souvenir. Si jolie, si douce. Lara. Magnifique, soumise, adorable. Lara, mon petit ange à moi. Notre amour était secret,si beau, si tendre. Mais David a finit par le découvrir. Comment ? Je ne l'ai jamais su. Mais la sentence à été...terrible. Lara en est morte. Et moi ? J'ai continué de vivre. De survivre plutôt. Je respire, je mange, je dors. Je n'ai plus d'âme. Elle est morte en même temps que la vie de Lara s'est éteinte après des souffrances à n'en plus finir.

Je répondais à contrecoeur aux questions que me posait Julie. Parler de Tom était douloureux pour moi. Comment a-t-il put se laisser entrainer dans cette galère ? David l'a complétement manipulé. Avant, c'était un amour d'homme, il était respectueux des filles et était quelqu'un de bien. Maintenant, il est devenu un véritable...bourreau. Il en est même venu à tuer... Tom, mon frère...
Pourtant, je l'aime toujours...

Julie semblait choqué et terrifié. La peur luisait dans ses yeux. Sa respiration s'était soudain accélerée et je devinais tout de suite ce qui lui causait une telle frayeur.

_Julie...Je t'ai dis que je ne te ferais rien...
_Pourquoi devrais-je te croire ? Tu es son frère, tu ne peux qu'être comme lui...
_Non...
_De quelle organisation macabre fais-tu partie ?
_David a crée une sorte de clan pour les drogués ou les amateurs de viols...Il appelle ça "L'empire des loups"...
_David...c'est le brun aux cheveux courts ?
_Oui, c'est ça...Il a entrainé Tom dans cette impasse et...un de mes amis Georg qui n'est interessé que par la sensation de planer que lui procure la drogue...
_Il y a qui d'autre ?
_Andy, le second de David...il n'est pas meilleur que lui...Tom sert de bras droit à David pour les meurtres...et les viols...
_Il est drogué n'est-ce pas ?
_Oui...complétement...
_Qui encore ?
_Moi...et Gustav...
_Encore un drogué ?
_Non, il est un peu mon soutien. Comme moi, il ne touche ni à la drogue, ni aux filles...Moi et Tom étions ses meilleurs amis ainsi que Georg...jusqu'à ce que...

Je n'achevais pas ma phrase. Evoquer le passé me faisait mal et me ramenait à ma lâcheté. Je n'étais pas capable de m'opposer à David...qui profitait de ma faiblesse...en m'utilisant comme sex-toy...

_C'est tout ?
_Non, il y a d'autres adeptes. Mais je ne les connais pas.
_Je vois...
_Tu crois toujours que je suis comme Tom ?
_Comment pourrais-je penser autrement pour l'instant ? Tu viens de me raconter les horreurs dont tes..."complices" sont capable...je ne vois vraiment pas ce que je pourrais éprouver d'autre...même si ce que tu dis est vrai...

Je soupirais. Elle avait raison. Je devais lui laisser le temps. Je ne répondis pas cependant et continua d'éponger les minces filets de sang qui rougissait sa peau nacré. C'était vraiment une belle fille, je l'avouais. Pas très grande, des formes appétissantes, une peau pâle mais pas blafarde, des cheveux cuivrés striés de bleu majorelle et surtout...Mon coeur fit un bond quand je me rendis compte de ce détail ; ces yeux étaient d'un vert émeraude translucide. Je les connaissais ses yeux. Les yeux de Lara.
Je restais planté là, accablé par ma découverte. Cette image n'allait cesser de me hanter. Lara ne quitterait pas mes pensées de sitôt. Julie allait m'envoyer mon passé de plein fouet et ça n'allait pas s'arrêter.
Pendant des semaines, je n'ai fait que pleurer après sa mort. On m'avait arraché mon unique amour et de la façon la plus cruelle possible. Petit à petit, j'avais réussi à surmonter en parti, mon chagrin. Et voilà que Julie apparaissait et avec elle, son regard couleur menthe glacé. Quelle ironie du sort !
La voix tremblante de Julie interromput mon monologue intérieur.

_Dis ?
_Hum ?
_Pourquoi tu me fixes ainsi ?
_Ah...euh et bien...désolé, dis-je en détournant les yeux, gêné.
_Ce n'est pas avec un simple désolé que tu répondras à ma question...mais j'aime mieux ne pas insister...
_Merci...
_C'est plutôt pour moi que je n'insiste pas, me coupa-t-elle en fronçant les sourcils. Non par égoisme mais plutôt par soucis de préservation...
_Qu'est-ce que tu...
_J'ai remarqué qu'ici, la rage et la colère engendrent des réactions néfastes à l'égard de ceux qui la provoque...de façon volontaire ou non...
_Est-ce vraiment ce que tu penses ?
_Pourquoi ? Je devrais dire que la joie et le bonheur règne ici ?
_Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. C'est juste que c'est vraiment ce que tu penses...de moi ?

Il y eu un silence. Un silence pesant et désagréable.

_Je ne sais pas...
_D'accord...

Je trempais à nouveau la serviette à présent maculé de sang dans la bassine remplit d'eau pour la laisser s'imprégner. Mais je cessais immédiatement toute activité. Les larmes me piquaient les yeux. Le souvenir de Lara était trop présent, trop douloureux. Et puis, la répulsion visible de Julie me laissait un goût amer. Je comprenais ses raisons mais cela me faisait mal. Me croire capable des pires atrocités me blessait profondément.
Si j'avais pu me comparer moi-même à un animal, j'aurais dis : l'agneau ! Je suis sur qu'il n'y a pas d'être plus doux que moi sans vouloir me vanter. Mais tel le nourrisson de la brebis, je suis d'un caractère faible et soumis. Tellement que j'avais perdu depuis longtemps, la seule chose qui me ramenait à ma condition d'homme : ma fierté !
Je me levais du lit souillé puis alla poser la bassine sur la table de chevet. Je préférais m'éloigner pour le moment. Pour elle mais aussi pour moi.

_Tu pars ?
_Oui. C'est peut être mieux pour nous deux. Pour toi puisque je te répugne et pour moi...
_Oui ?
_Pour des raisons personnelles que je n'ai pas la moindre envie d'évoquer...
_Ok...euh est-ce que...
_Oui ?
_Est-ce que tu n'aurais pas des fringues pour moi ? Ton crétin de...euh ton...frère s'est défoulé sur les miennes...alors...
_Oui, j'essayerais de voir si je n'ai pas quelques chose...
_Ah...merci...
_Il n'y a pas de quoi...

Puis je sortis de la cave, refermant la porte derrière moi sans la verrouiller. Pourquoi cette peine ? Julie savait très bien qu'elle ne pourrait s'enfuir de toute façon. Je regagnais ma chambre et pour la première fois depuis longtemps, les larmes débordèrent de mes yeux.


PDV Julie


J'étais assez déconcerté d'un tel changement de comportement mais ne relevait rien. Il avait raison, je le prenais pour un bourreau comme les autres de son clan. Je l'avais blesser c'était évident. Je le lisais sur ses traits mais j'avais distingué au fond de ses yeux ambrés, une lueur de tristesse intense et un trouble étrange lorsqu'il m'avait regardé avec ses yeux fixes.
Oh et puis zut ! Pourquoi je pensais à ce que ce mec pouvait ressentir ? Il était le frère de celui qui avait tué mon père et m'avait violé, il faisait partie d'un clan de drogués et de violeurs attitrés, pourquoi serait-il différent ?


<< Qui est-il réellement ? >>


Au prix d'efforts surhumains, je parviens à me redresser complétement et à me lever. Je retrouvais mes sous-vêtements, qui avaient échappés au désastre. Je me mis en quête de mon jean noir. Je le trouvais sous le lit et l'inspectait pour évaluer les dégâts. Il y avait pire. Déchiré au genou gauche, un bouton d'arraché mais la fermeture éclair avait, oh miracle, résisté. Je l'enfilais et mon regard se posa sur mon petit col roulé de dentelle. Déchiré de partout, des fils pendants. Irrécuppérable !

Puis je réalisais qu'il me manquait quelque chose mais je ne savais pas quoi. Je balayais la pièce minuscule et sombre du regard et soudain je tiltais. Il me manquait mon sac !

_Oh non, gémissais-je.

Car ce qui me manquait, ce n'était ni mes affaires scolaires, ni mon recueil de photo. Non, ce qui allait me manquer cruellement, c'était ce qui me tenait en vie depuis maintenant près de quatre ans : mon insuline !


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Fin du chapitre


Comment Julie va-t-elle pouvoir s'en sortir ?



Lâchez vos commentaires !!!!


L'Horloge <3

# Online seit Dienstag, 15. September, 2009 um 14:25

Geändert am Sonntag, 20. September, 2009 um 08:52